On ne peut pas dire que les inoxydables français de Killers soient particulièrement productifs depuis une dizaine d'année, c'est bien simple, j'étais presque convaincu que le groupe était enfin à la retraite et avait mis la clé sous la porte après le pourtant très correct A l'ombre des vautours en 2007.
C'est donc avec surprise que j'ai vu débarquer un nouvel album, qu'à vrai dire personne n'attend vraiment, ne le prenez pas mal, mais bon, quand tu entres dans le rythme d'un album tous les cinq ans et que tu disparais complètement de circulation entre chaque sortie (en dehors de quelques dates par-ci par-là), ça commence à salement sentir le roussi et la fin de carrière dans l'anonymat, surtout quand à la base tes albums n'intéressent déjà pas grand monde.
Bref, voici le curieusement nommé 10:10, quatorzième album du groupe de Bruno Dolheguy et de son line-up à géométrie variable (même si ça c'est un peu calmé ces derniers temps), auto-produit et agrémenté d'une pochette incroyablement laide qui ressemble à celle d'une démo d'un groupe de Death des années 90 réalisée sous Paint, une véritable horreur, mais passons, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, non? Sauf que pas de bol, ce nouvel album est plus que moyen...

