Il fut un temps, pas si lointain, où Marilyn Manson était le cauchemar de l'Amérique puritaine, politiquement incorrect, provocateur, vulgaire, subversif, mais ce n'était pas qu'un cirque visuel, car musicalement, les albums de Brian Warner tenaient la route, à travers une trilogie imparable, Antichrist Superstar-Mechanical animals-Holy Wood, mais ça, c'était avant, il y a désormais plus de dix ans.
Passées les années 90, la bulle Manson a explosé, et les années 2000, post-Holy Wood, ont montré un type complètement cramé artistiquement, avec une série d'albums ineptes et sans intérêt, allant de la pop ultra commerciale jusqu'au faux retour aux sources, Brian Warner y perdait le peu de crédit qu'il lui restait encore, et sombrait lentement mais surement dans la case has-been.
2012, Manson revient avec un nouvel album, Born Villain, et autant le dire tout de suite, ce ne sera pas une renaissance, mais plutôt un autre clou dans le cercueil d'un artiste qui n'a plus rien à dire, et qui ne fait désormais plus peur à personne...

